Au clair de la lune 7 février, 2010
Après Une grenouille verte, voici une deuxième histoire à chanter ! Toujours illustrée par Lionel Larchevêque bien sûr !!!
(z'ai fait un grosse faute…lire “cogne à mes carreaux”)
Après Une grenouille verte, voici une deuxième histoire à chanter ! Toujours illustrée par Lionel Larchevêque bien sûr !!!
(z'ai fait un grosse faute…lire “cogne à mes carreaux”)
Tout le monde s’affaire ce matin autour de la fourmilière ! Sous les ordres express de la Chef
Ouvrière, les petites fourmis se pressent ! Dépêchons mesdemoiselles, vous êtes à la traîne !
Allons, nous devons satisfaire notre reine !
Moi, je travaille depuis que je suis née et je n’ai jamais vu le bout de son nez ! dit Bitsy.
On m’a dit qu’elle était grande et belle… s’émeut Lili.
Avance si tu veux un jour avoir cette chance ! s’exclame la Chef Ouvrière.
Mais Bitsy a beau faire de son mieux, elle est la dernière de la queue leu leu.
Courage Bitsy ! Nous sommes arrivées ! Mission accomplie ! Mais il faut encore grimper
tout en haut. J’en ai plein le dos ! se plaint Bitsy. Cette feuille pèse au moins dix kilos ! ajoute
Lili.
Vous devriez vous taire ! crie la Chef Ouvrière. Notre reine ne supporte pas les fourmis à
chichi ! Obéis Bitsy !
Bitsy aimerait pouvoir le faire mais elle est si épuisée qu’elle laisse tomber sa feuille et son
corps en entier ! Là voilà en bas, seule, les pattes emmêlées. Au loin, elle entend encore la
voix de la Chef Ouvrière : Lève-toi ! C’est pas la reine qui t’aidera ! Et lili qui tente de
l’encourager.
C’est alors que la reine qui rentret de sa promenade l’interpelle :
Qui es-tu petite fourmi ?
Je m’appelle Bitsy, ô ma reine jolie.
Et que fais-tu ici ?
Je…Je…travaille …balbutie Bitsy
Ah oui ? Chef Ouvrière !
O ma reine, veuillez excusez Bitsy, c’est une jeune fourmi qui n’a pas encore tout à fait tout compris.
Ah oui ?
Et vous Chef Ouvrière ? Qu’avez-vous saisi ?
Qu’il faut vous plaire ô ma reine chérie !
Et ?
Vous satisfaire ?
Et ?
Vous obéir.
Et ?
A n’importe quel prix !
Ah oui ? A partir d’aujourd’hui, Bitsy sera la Chef Ouvrière des fourmis !
A vouloir satisfaire, plaire, obéir et se taire, on finit souvent plus bas que l’on croit !
Quelle impertinente cette Jacotte ! On a eu beau lui parler avec Estelle, la prendre entre quatre yeux comme on dit (”Tu te rends comptes de ce que tu fais ma chérie ! Bah oui …a-t-elle répondu) , rien à faire, cette petite est si éprise de liberté qu'elle préfère rester dans les tiroirs plutôt que de paraître dans un état qui ne lui plaît pas… Bon, c'est comme ça ! Peut-être un peu têtue aussi… Pas grave pourrait lui dire son amoureux Marcel qui attend à ses côtés bien au chaud ! ! ! Projet à suivre donc ! ! !
J'ai eu la surprise hier de découvrir la version coréenne du petit vent ! ! !
Trois rois vivaient avec leurs sujets.
Le premier roi avait formé autour de lui un groupe soudé. Ensemble, ils savaient chanter, danser, manger, s’amuser. Bref, ils festoyaient.
Le deuxième roi avait réussi à soulever l’ire de sa contrée car il ne savait que salir, punir, bannir ses sujets et passait son temps à démolir ce qu’ils bâtissaient. Bref, ces derniers n’avaient qu’une envie ; déguerpir.
Le troisième roi accueillait des sujets tous différents. Certains peignaient, cousaient, écrivaient quand d’autres fendaient du bois ou dormaient. Bref, ils connaissaient l’harmonie.
Enfin presque car ils avaient entendu ce que les sujets du deuxième groupe subissaient. L’un d’eux alla s’en entretenir avec son roi : « Sire, c’est horrible ! Les sujets du deuxième roi se plaignent sans arrêt. A ce qu’il paraît, c’est devenu un tyran ! »
Alors, ensemble, ils prirent la décision de rendre une visite au premier roi pour trouver une solution.
« Sire ! Nous avons besoin de vous ! Nous devons voir le deuxième roi !
Comment ? » bredouilla le premier roi en tendant son oreille.
« Sire, le deuxième roi exagère. Il maltraite ses sujets, il ordonne à tort et à travers. Aidez-nous !
A ces mots, le premier roi cria : Comptez sur moi ! Préparez mes malles !
Attelez mon cheval ! Nous arrivons !
Bref, les deux rois et leurs sujets se mirent en marche.
A la vue de cette armée, les sujets du deuxième royaume blêmirent, pâlirent, bleuirent lorsque l’un d’eux jaillit : « Voici l’occasion de nous affranchir de ce roi monstrueux !
Tu as raison ! Agissons ! »
Ensemble, les sujets des trois groupes réussirent à en finir avec le deuxième roi.
Seul, ce dernier peu à peu décatit. Puis il réfléchit : « Ne suis-je donc capable que de haïr ? »
« Point du tout, chuchota le premier roi, c’est facile d’aimer. »
« Il suffit de le vouloir » reprit le troisième roi.
« Approchez, venez mes amis, blottissez-vous dans mes bras, j’ai compris ».
A ces mots, les sujets des trois royaumes accoururent, applaudirent, exultèrent. Et la paix régna.
C’est ainsi que l’histoire des trois rois et de leurs sujets s’achève.
Non ! que l’histoire se finit !
Non ! qu’elle se conclut !
Bref, enfin presque !
Dans un livre , il n’y a rien.
Que du papier,
Des mots enfilés,
Des images,
Des couleurs
Des dessins
Dans un livre, il n’y a rien.
Que des gens qui fabriquent,
Des machines en panique,
Et de l’encre plein les mains.
Dans un livre, il n’y a rien
D’autre qu’un peu de soi
Une pièce de puzzle
Une cerise
Des pourquoi
Une réponse
Ou pas.
Dans ce livre, il n’y a rien.
Ou l’espace de rêver,
Des rires
Quelques pensées
Un instant, le passé,
Demain ?
Dans ce livre, il n’y a rien
Que des messages à attraper
Du temps à déchiffrer
Ou choisir un chemin.
Sinon, dans ce livre, vraiment, il n’y a rien.